01 décembre 2009
Chevaux en 1900 à Coupvray
Tout au long de la IIIe république, régulièrement, l'armée faisait un recensement dans chaque commune
des chevaux, juments, mulets, mules, voitures attelées (après 1918, des véhicules à moteur) en vue d'une éventuelle
réquisition en cas de conflit ou simplement de manoeuvres.
Ces recensements sont aux archives municipales sous la cote 2H4 et couvre la période de ces recensements de 1877 à 1928.
Ces recensements donnent une liste détaillée des chevaux par propriétaire avec le nom de l'animal, son age, sa hauteur au garrot, la couleur de sa robe, etc .... Il y a beaucoup d'informations à en tirer concernant la vie du village.
En attendant j'ai fait ce tableau récapitulatif autour de 1900.
| 1893 | 1900 | 1904 | |
| commerçants | 13 | 11 | 15 |
| cultivateurs | 16 | 8 | 15 |
| grande ferme | 21 | 17 | 0 |
| Château (Duchesse) | 3 | 6 | 3 |
| château (Kerveguen) | 0 | 6 | 13 |
| autres | 3 | 2 | 2 |
| Total | 56 | 50 | 48 |
En 1893 et 1900, c'est Jules Bénard qui est fermier à la Grande Ferme. Les chevaux de l'exploitation lui sont attribuée. La Duchesse ne dispose que de 3 chevaux pour son service. En 1900, son neveu, le Comte de Kerveguen, est à ses côtés pour gérer le domaine (il est conseiller municipal et deviendra Maire en 1906). Il agrandit le cheptel pour son uasge avec 3 chevaux attribuées à sa tante et 6 chevaux à son nom. En 1904, Jules BENARD a quitté la ferme et tous les chevaux sont attribués au Comte de Kerveguen (le départ de la famille Bénard ne serait-elle pas du à l'influence croissante du comte?).
On constate un nombre assez faible de chevaux pour les autres agriculteurs et un grand nombre pour les artisans et commerçants.
Il reste le cheval du notaire chaque année, ainsi que celui du Docteur Passant qui habite aux Tilleuls (villa du comte Morand). En 1893, Camille Robert déclare un cheval alors qu'il habite à Paris (héritage de son père?).
17 septembre 2009
Bénard de la Grande Ferme
J'ai travaillé un peu sur la généalogie de Jules Bénard, agriculteur émérite de la Grande Ferme (ferme du "château"), président de la société d'agriculture de Meaux, ...
Ce sera un sujet pour une de nos réunions mensuelles mais pour patienter voici une trouvaille :
le dossier de la légion d'honneur de Jules Bénard
10 août 2009
Charivari
le 25 février 1848, le Maire de Coupvray publie un arrêté contre le "charivari".

24 mai 2009
Napoléon III
(Charles) Louis Napoléon BONAPARTE, neveu de l'empereur, devient le 1er Président de la République le 10 décembre 1848, élu au suffrage universel (les femmes n'avaient pas droit de vote) selon la constitution de la IIe république.
En désaccord avec la chambre des députés et non rééligible à une second mandat, Louis napoléon BONAPARTE fait un coup d'état le 2 décembre 1851. Il dissout la chambre et promulgue un décret pour son maintien au pouvoir et la création une nouvelle constitution.
Ce décret est soumis à référendum le 21 décembre 1851 et obtient une victoire éclatante: 7 481 231 « oui » contre 647 292 « non ». Il faut dire que seuls les bulletins "oui" étaient imprimés et proposés aux électeurs (pour voter "non" il fallait l'écrire à la main et on donnait son bulletin au président du bureau qui le mettait dans l'urne).
Ce PV de résultat trouvé dans les archives municipales nous indique que sur les 173 électeurs inscrits, 164 ont voté : 164 (!!!) pour le "oui" et 1 pour le "non".
Mais la deuxième République ne durera qu'un an puisque le 7 novembre 1852, Louis napoléon BONAPARTE propose un régime impérial qui sera largement accepté par référendum les 21 et 22 novembre 1852.
Et à Coupvray?
Sur les 175 électeurs inscrits, 173 (le vote étant obligatoire, 2 sont excusés car malades) ont voté OUI d'un seul homme.
le 2 décembre 1852, la France passait au second Empire avec Napoléon III à sa tête.
Mais s'en était pas fini des référendums puisque le 8 mai 1870, une nouvelle constitution plus "libérale" (au sens politique de l'époque : avec plus de "libertés") est soumise aux français qui l'approuvèrent massivement.
la carte d'électeur d'Alphonse Dubourg ainsi que celle de pierre Legrand sont, curieusement, restées dans les archives.
03 avril 2008
le banc Rossignol
Bien célèbre le petit banc en béton placé à mi chemin de la Touarte. mais saviez-vous qu'il est plus que centenaire?
Dans les délibérations du conseil municipal d'Aout 1901 on peut lire :
"Le conseil, à l'unanimité, adresse à Mr Rossignol des remerciements pour le banc en ciment qu'il a posé dans la rue de la Touarte et qu'il offre à titre gracieux à la commune".
Cyrille Rossignol avait à cette époque 48 ans et conseiller municipal depuis 1896. Il était maçon chemin d'Esbly à Coupvray avec son fils gaston.
Je suggère qu'il soit appelé désormais "le banc Rossignol".
22 février 2008
La protection des oiseaux par les enfants
M. Jules Bénard a fait connaître, à la Société
d'agriculture, les résultats obtenus dans sa commune, à Coupvray (Seine-et-Marne),
pour empêcher la destruction des oiseaux. Une société protectrice a été créée
dans ce but entre les élèves de l'École de garçons. Le président, le vice-président
et le secrétaire sont des élèves de la première division. Tous les autres
élèves sont membres de
la société. Le bureau se réunit sous la présidence de l'instituteur, M. Gibet, tous les samedis à midi et demi, pendant les mois de mars, avril, mai, juin et juillet. Son rôle est de contrôler les déclarations des membres et d'inscrire sur un carnet spécial tous les nids protégés et les animaux nuisibles détruits. Voici le résultat des opérations de la société en 1898 :
Le nombre de nids protégés est de 570. Ils se décomposent ainsi : hirondelles 274, pinsons 80, verdiers 50, roitelets 47, rossignols 31, chardonnerets 17, mésanges 12, divers 53.
Pendant l'hiver, il a été détruit au moyen de pièges : 24 nids de loirs et 80 petits, 4 belettes, 25 rats et plus de 300 souris.
Il était utile de faire connaître ces modestes institutions qui ne coûtent rien au budget et qui pourraient rendre de grands services, si elles étaient généralisées.
Revue scientique, 4e série Tome XI, 1899. BNF
20 février 2008
Elections municipales
Un sujet en relation avec l'actualité, sur lequel nous venons de travailler aux archives : les élections municipales. Un petit rappel historique.
C'est par une loi votée le 14 décembre 1789, que chaque commune sera dirigée par une municipalité élue dont le chef portera le nom de maire. Les électeurs doivent être âgés d'au moins 25 ans, ne pas être domestiques et payer une contribution correspondant au moins à 3 journées de salaire. Ils se réunissent ensemble pour élire, pour deux ans et renouvelés par moitié chaque année, le corps municipal parmi ceux d'entre eux qui payent un impôt équivalent à dix journées de travail. Les premières élections municipales ont lieu en février 1790.
La constitution de l'an III (août 1795) regroupent les administrations municipales au chef lieu de canton.
Pour la deuxième grande loi municipale, du 17 février 1800 (28 pluviôse an VIII) le maire devient un fonctionnaire nommés pour cinq ans par le préfet. Les conseillers sont choisis sur une liste de notabilités.
Sur le document ci joint datée du 15 décembre 1821 , le préfet de Seine-et-Marne nomme comme conseillers municipaux de Coupvray, le Marquis d'Orvilliers (notre châtelain), Pierre-Simon Occident, jean-françois Simonet et Jacques Minard (cultivateurs).
Nouvelle loi électorale le
21 mars 1831 : Le maire et les adjoints
continuent à être nommés par le roi mais sont
choisis obligatoirement parmi les conseillers municipaux élus pour six
ans.
La Révolution de 1848 permet de faire l'expérience du suffrage universel masculin pour l'élection du conseil municipal mais les maires des communes de plus de 6 000 habitants sont encore nommés.
1852, les Maires et adjoints sont nommés par le pouvoir exécutif et pourront être choisis en dehors du conseil municipal qui, lui, est élu au suffrage universel.
Le 4 avril 1871, après la chute de l'empire une loi municipale transitoire est adoptée, réservant au gouvernement la nomination des maires dans les communes de plus de 20 000 habitants.
la quatrième grande loi municipale, le 5 avril 1884, instaure l'élection du maire par les conseillers municipaux élus au suffrage universel (masculin) pour 4 ans. On y trouve quasiment tous les principes qui régissent encore de nos jours le conseil municipal mais dont la princiaple innovation sera le droit de vote accordé aux femmes et la possibilité d'être élues.
Une "profession de foi" de la listes des "sortants" lors de l'élection du 19 octobre 1947. Vous noterez les préoccupations du moment qui suit une douloureuse période.
30 octobre 2007
Les tamaris
Non ce n'est pas une nouvelle oeuvre de Christo au coeur de Coupvray mais un emballage des tamaris en vue de la réparation de son toit qui avait brulé il y a quelques temps.

Pour en voir plus, cliquer sur la photo.
11 octobre 2007
La ferme Huraut
L'ancienne ferme de la famille Huraut vient d'être vendue. Mr et Me Huraud ont décidé de faire don à l'association de quelques objets que nous sommes allés chercher ce matin avec l'aide d'employés communaux et de la camionnette de la mairie.

voici la liste :
- 2 Tarares (qu'il a fallu démonter pour les sortir et utiliser le "lève palette" de la mairie pour les descendre).
- une bascule à grain et animaux.
- un stock de harnais à chevaux qu'il nous faudra trier avec divers autres équipements chevalins dont quelques fers à chevaux.
- une cage à veaux (on y faisait grimper l'animal pour le peser ensuite ou le transporter à l'abattoir.
- un très grand et très beau tamis en métal embouti (et pas un simple grillage)
- un tampon Alphonse Darche, propriétaire à Coupvray, seine et Marne
- une plaque d'identification pour charrette au nom d'Eugène Huraut.
- des mangeoirs à poulets, certes plus récents, mais dont l'usage est inconnu à la jeunesse.
et je dois en oublier.
Du travail de restauration et d'entretien en perspective pour les membres de l'association.
Cliquer sur plaque pour voir les photos
17 septembre 2007
la ferme du château
Cette ferme dont la forme actuelle date du début du XIXe possède un magnifique escalier intérieur qui doit provenir d'une réutilisation dont l'origine est (encore) inconnue. pas encore ouverte au public, voici quelques photos.
Notre atelier d'histoire consacrera une journée au nettoyage de cet escalier en attendant mieux.








