05 novembre 2009
Réunion du 14 novembre
La réunion mensuelle de novembre aura lieue
le 14 novembre à 14h30
salle Renaissance et Culture
ferme du château.
Ordre du jour
- informations du mois
- situation de nos projets
- situation de nos activités
- plan de travail sur l'église, thème collectif de la saison.
Dernières nouvelles : notre association a été déclarée en sous-préfecture de Meaux sous le n°W771002211et parue au journal Officiel du 17 octobre.
24 octobre 2009
Le 1er maire de Coupvray
C'est par un décret du 14 décembre 1789, qu'est organisé l'administration des nouvelles communes. Les membres du « conseil de commune », sont élus début février 1790 au suffrage direct et au scrutin de liste par les citoyens « actifs » (hommes de plus de 25 ans payant des impôts supérieurs ou égal à 3 journées de travail). Le maire, membre du conseil, est élu à cet occasion directement par la population.
Comme dans beaucoup de communes, c'est le curé qui a été élu premier maire de Coupvray. Louis Germain Pillon né à Meaux en juillet 1744, a été ordonné prêtre le 17 septembre 1768 avant de desservir la paroisse de Coupvray en février 1782. Il est sensible aux idées «progressistes » puisqu'on le trouve comme membre de la loge de Meaux du Grand Orient De France.
Pour s'y retrouver, Louis Pillon précise son état dans sa signature, curé d'un côté,maire de l'autre.
Le 6 octobre 1789, l'assemblée nationale vote la « contribution patriotique » destinée à renflouer les finances de l'état. Chaque citoyen, dont le revenu est supérieur à 400 livres, se doit de verser le quart du revenu dont il dispose ainsi que 2,5% de l'argenterie, de l'or ou de l'argent qu'il possède ( Cet "emprunt" devait être remboursé par l'Etat lorsque la situation serait redevenue meilleure. Cela ne fut évidemment jamais le cas) .
Le 5 novembre 1790, le « conseil général de la commune », chargé du contrôle de cette contribution, se réunit sans le maire pour accuser 4 cupressiens d'avoir sous estimé leur contribution. Parmi eux, le curé Pillon. Il disparaît du conseil municipal et sera immédiatement remplacé par le notaire, Denis Minard. Mais il reste desservant de la paroisse.
Il refuse de prêter le serment à la constitution civile du clergé voté le 12 juillet 1790 et le 24 juillet il va se cacher à Meaux. En 1793, il s'enfuit en Suisse. Après la signature du concordat entre Napoléon et le pape Pie VII qui marque un retour de l'église de France dans le giron de Rome, Louis Pillon revient d'exil en aout 1802 pour reprendre aussitôt son service à Coupvray. Il y décédera le 8 février 1815 à 71 ans et sera inhumé dans le cimetière municipal.
Acte de décès de Louis PILLON
22 octobre 2009
Archives municipales : nouveautés
Nos dernières découvertes aux archives municipales de Coupvray.
- 2G1 - La liste de la contribution patriotique en 1790 : numérisée (28 pages) et transcrite (126 noms).
- 2D2 - Registre des actes, arrêtés et ordonnances de la Mairie de 1863 à 1977 : numérisé de 1863 à 1964 (140 photos de pages doubles). Ce registre concerne surtout des arrêtés récurrentes chaque année (date de grappillage; date de chasse dans les vignes; nettoyage; usage des bornes fontaines en été; etc ...); les exhumations au cimetière (permettra de complêter le recensement des tombes du vieux cimetière que l'on a entrepris); les embauches de personnel municipal (garde champêtre, garde messier, sonneur, cantonnier, allumeur de réverbère, secrétaire de mairie), les alignements (en cas de construction ou de clôture longeant la voie publique); etc ....
Prochains dossiers numérisés :
- l'incendie de la ferme Minard en 1835
- le choléra en 1832
16 octobre 2009
Décès de militaires au XIXe
Avant la grande guerre de 14-18, les militaires morts sur le champ de bataille n'étaient que rarement inventoriés. Au mieux leur disparition était signalée sans savoir ce qu'ils étaient devenus. Par contre, ceux qui furent hospitalisés,ont eut plus de chance car ces hôpitaux avaient un registre d'état-civil et les autorités militaires envoyaient dans les préfecture les copies d'actes de décès. Mais ces informations n'étaient pas toujours fiables comme on le verra plus loin. En 1817, le préfet de Meurthe et Moselle fait publié une liste de militaires morts dans les hôpitaux de campagne mais dont on n'a pas déterminé le lieu de naissance avec exactitude (voir ce site). Dans les registres de Coupvray on trouve trace de ces transcription d'avis de décès dans des hôpitaux militaires.
Deux cupressiens de l'armée du Rhin sont décédés à l'hôpital de Strasbourg lors de la guerre contre la Deuxième Coalition (1799 – 1802).
- Claude GALLOIS, grenadier à la 7ième Brigade d'Infanterie, a été hospitalisé le 1er nivôse de l'an 9 (22 décembre 1800) et décédé le 5 pluviose de l'an 9 (25 janvier 1801)des suites de ses blessures. C'est sa mère, veuve, qui a été prévenu par le Maire.
- Jean François CARRON, hospitalisé au même hôpital le même jour, est décédé le 8 nivôse (29 décembre 1800) de la même cause. Son père, encore vivant, a été informé par le maire.
Quatres cupressiens sont morts au cours des guerres napoléoniennes.
- Jean-pierre CHEVRIN, chasseur à cheval au 8e régiment, est entré à l'hôpital de Renneweg à Vienne en Autriche, le 19 décembre 1809 et y est décédé le 9 janvier suivant par suite de fièvre.
- François MINARD , chasseur dans l'armé d'Italie décède à l'hopital de Mantoue en Italie le 27 mai 1810 où il y était entré le 27 mai 1809 pour blessure.
- François ACAT, dragon dans l'armée d'Espagne, est hospitalisé à Segovie le 6 janvier 1812 et décède le 1er février des suites de fièvre. Il était né à Coupvray le 31 aout 1784 de Pierre ACAT, maréchal ferrand, et Françoise rosalie DUCHARUE.
- Jean François BAILLY est né à Coupvray le 5 vendémiaire de l'an 3 (26 septembre 1794), fils de François Alexandre BAILLY et Rosalie HUSSON. Il est soldat au train de génie lorsqu'il entre à l'hôpital militaire de Wissembourg en Alsace le 13 mai 1814 et décède le 22 par suite de fièvre.
Cuny Edouard LEZEAU, né le 29 nivose de l'an 13 (18 février 1805) fils de François Louis LEZAEU et Marie Marguerite COIFFIER est Fusillier au 67ième régiment de ligne,pendant la conquête de l'Algérie. Il décède le 10 janvier 1833 à l'hôpital de la Salpétrière à Alger où il était entré le 10 décembre précédent.
Etaient-ce les seuls? nous ne savons pas et nous en retrouverons peut-être d'autres lors de nos recherches dans les archives municipales.
15 octobre 2009
Nouveaux dons
M. BLAZIN, directeur des services techniques de Coupvray, nous a fait don d'une vieille charrue en bois et d'une chaudière verticale en cuivre. Qu'il en soit remercié.
Une charrue en bois
13 octobre 2009
Nouvelles photos
Voici 2 nouvelles séries de photos sur notre compte Picasa.




